Chants Religieux Comme Vecteurs De Cohésion Sociale Et De Construction Identitaire Chez Les Jeunes d'Antananarivo
Abstract
Cet article interroge le rôle des chants religieux dans le renforcement de la cohésion sociale et dans la construction de l'identité collective des jeunes à Antananarivo. L'urbanisation rapide et la diversification confessionnelle fragilisent les formes traditionnelles de solidarité fondées sur le fihavanana. Une enquête a été conduite auprès de 500 jeunes résidant dans la commune urbaine d'Antananarivo, adossée à une revue de littérature mobilisant la sociologie urbaine du fait religieux, l'anthropologie de la musique sacrée et l'approche du religieux vécu. Le niveau de pratique chorale est associé significativement à une perception positive de la cohésion sociale (χ² = 26,01 ; p < 0,001). Deux régressions linéaires multiples montrent que la pratique chorale prédit fortement la construction identitaire (β = 0,48) et que celle-ci prédit à son tour la cohésion sociale (β = 0,50). L'analyse de médiation confirme que la construction identitaire explique environ 61 % de l'effet total de la pratique chorale sur la cohésion sociale (effet indirect β = 0,24 ; effet direct β = 0,15). L'article propose un modèle articulant trois dimensions du phénomène choral urbain : acoustique-cognitive, générationnelle-identitaire et socio-spatiale-événementielle.
Keywords
chants religieux ; cohésion sociale ; identité collective ; jeunesse urbaine ; Antananarivo
Full Text:
PDFDOI: http://dx.doi.org/10.52155/ijpsat.v59.1.8672
Refbacks
- There are currently no refbacks.
Copyright (c) 2026 RAKOTONDRAMANANA Jonatana Finoana

This work is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 International License.

















